Une culture originale hivernale

Une culture originale hivernale dans des endroits enneigées

Il n'est pas exagéré de dire que le Japon, une nation insulaire, n'a pas eu beaucoup de contacts avec l'étranger, mais c’est ce qui lui a permis de développer et d'épanouir une culture originale.

Par ailleurs, environ 70 % de la superficie du Japon est montagneuse. Il y a donc de nombreuses villes et villages isolés dans les montagnes. Et c'est tout naturellement qu'ils ont développé des coutumes particulières qui n’existent que dans une zone restreinte.


Une image dans un village enneigé

Les régions très enneigées, en particulier, qui sont complètement isolées du monde extérieur pendant l'hiver, présentent souvent des arts ou des mets originaux.

Par exemple, pendant l'hiver, les habitants du Tohoku fabriquent de petites poupées en bois, appelées "Kokeshi", pour les vendre.

Exemples de Kokeshi


Dans un village très enneigé, Nishiwaga, on frit des biscuits comme des beignets. Cela permet de les conserver pendant tout l’hiver et d'avoir l’assurance de ne pas manquer de nourriture jusqu’au printemps.  



La région de Tohoku est relativement enneigée en hiver. Donc il existe de nombreux types de plats de nabe qui est un ensemble de mets familial de l'hiver au Japon, et l'équivalent du pot-au-feu ou ragoût en France. Autrefois, ce plat était préparé dans une chaudron posée sur la cheminée. La famille mangeait ensuite ce plat autour de ce foyer lors des déjeuner, tout en discutant ensemble. Dans le froid de l'hiver, c'était un moment très réconfortant pour le corps et l'esprit. De nos jours, le nabe est cuit à l'aide d'un appareil de chauffage placé sur la table. Cependant, son effet réchauffant mentalement et physiquement reste le même.



une chaudron japonaise


Voici deux nabes très connus.

Le « Kiritanpo nabe » : un nabe de la préfecture d'Akita. 
Akita est très réputée pour son riz savoureux. On ajoute divers aliments avec des bâtonnets composés de riz écrasé puis grillé appelées Kiritanpo. 


 Le « Imoni » : un nabe de la préfecture de Yamagata. On cuit Sato-imo (une sorte de patates douces) appelées avec divers autres ingrédients.  



Ces plats sont bien connus et il existe des restaurants spécialisés de ces deux mets à Tokyo. Ils conviennent aux dîners de grands groupes.

En revanche, la région du Tohoku en étant très éloignée, il n'est pas facile de trouver de tels restaurants dans l'ouest du Japon, par exemple à Osaka ou à Kyoto. 


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